Le Musée à la page revient à Diane-de-Poitiers.
Du mercredi 4 février 2026 au mercredi 4 mars 2026.
Découvrez 4 tableaux des collections du Musée intercommunal d'Étampes !
- Portrait de Madame Giacomotti par Félix-Henri Giacomotti (Quingey, 1828 - Besançon, 1909)Félix-Henri Giacomotti est un peintre académique reconnu tout au long de sa carrière. En 1854, il remporte le Grand Prix de Rome et séjourne à la Villa Médicis jusqu'en 1859. Adepte des compositions allégoriques, mythologiques et religieuses, son style est influencé par ses contemporains Alexandre Cabanel (1823 -1889) et William Bouguereau (1825-1905), tous peintres héritiers de la génération romantique tracée par Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 -1867).Au 19ème siècle, le grand deuil était une période qui pouvait durer près de deux ans et caractérisé par l'habit noir permettant des usages appropriés en société à l'égard de la personne affectée. C'est en 1868 qu'Élise Lelarge perd son père. Giacomotti représente son épouse à la fin de son deuil. Elle arbore de nouveau dentelle, satin et bijoux, signes que son deuil touche à sa fin. Il s'agit d'un des plus beaux portraits réalisés par Félix-Henri Giacomotti et le seul connu de son épouse. Fin coloriste et dessinateur délicat, Giacomotti est également un portraitiste de renom, en témoigne le portrait qu'il a fait de son épouse en 1870, vêtue de son costume de grand deuil. Elise Giacomotti, née Lelarge (Paris, 1846 - Étampes, 1910), était issue d'une famille originaire d'Étampes.
1870 - huile sur toile - 81 x 65 cm - n° inv. 903.19.1
- Bords du Nil. Effet de nuit par Narcisse Berchère (Étampes, 1819 - Asnières, 1891)Peintre de paysage, Narcisse Berchère est un peintre orientaliste de premier ordre dans la seconde moitié du 19ème siècle. Au cours de sa vie, il effectue 4 voyages au Proche-Orient entre 1849 et 1869. Le caractère romantique de sa peinture s'exprime principalement par la restitution quasi-fidèle des paysages orientaux. Les rues du Caire, le désert du SinaÏ, mais surtout le Nil, peints aux différents moments de la journée, occupent l'essentiel de sa production artistique. Si quelques figures humaines viennent animer la scène, ce sont bien les effets météorologiques qui intéressent Berchère. Ici, il dépeint une vue du Nil, la nuit, certaines sur les bords du Caire, Lesbeh ou Port-Saïd, où trône une felouque sous un ciel étoilé, devant une palmeraie. L'artiste nous propose presque une carte postale et invite le spectateur au voyage.
Vers 1860 - huile sur panneau - 23,5 x 39 cm - n°inv.2024.7.1
- Marine. Effet de lune. École française du 19ème sièclePrésente dans les collections du Musée depuis la fin du 19ème siècle, nous ignorons l'auteur et la provenance de cette peinture. Elle illustre une marine nocturne, thématique artistique appréciée depuis l'essor de la peinture de paysage à la fin du 18ème siècle et des peintres tels Claude Joseph Vernet (1714-1789) ou Hubert Robert (1733-1808). Caché par la brume de la nuit, à quai, le navire apparaît tel un vaisseau fantôme au clair de la lune.
Vers 1840 - huile sur toile - 23 x 31 cm - inv.n° cat.ms.DI.56
- Moulin en bord de rivière par Simon-Mathurin Lantara (Oncy-sur-École, 1729 - Paris, 1778)Simon-Mathurin Lantara est un peintre et dessinateur considéré comme l'un des précurseurs de l'École de Barbizon. Pourtant décédé plus de 40 ans avant l'essor de la peinture de plein air dans la Forêt de Fontainebleau, on peut se demander dans quelle mesure cet artiste à la vie décousu a pu inspirer Camille Corot (1796-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).Peintre exclusivement de paysage systématiquement dépourvu de figures humaines, il considérait que la Forêt était sa principale source d'inspiration. Natif d'Oncy-sur-École, proche de Milly-la-Forêt, certains écrivains de la génération romantique de 1830 a considéré la Forêt de Fontainebleau comme "sa véritable patrie", dixit Bellier de la Chavignerie. Ses paysages, notamment ses dessins, s'inscrivent dans une esthétique classique proche de ses contemporains. Si il a pu s'inspirer de la Forêt de Fontainebleau, la plupart de ses œuvres sont des compositions faites en atelier plus que sur le motif. Quoiqu'il en soit, un dessin tel que ce Moulin en bord de rivière incarne l'esthétique de Simon-Mathurin Lantara où le paysage acquiert ses prémices romantiques, où la nature est représentée d'une façon subjective et idéalisée par le peintre et reflétant son état d'esprit. Au début du 19ème siècle, son histoire inspire un vaudeville dont il est le héros et où il passe pour un artiste plus animé par la boisson que par la réussite de sa carrière. Cette étiquette de buveur insouciant va forger l'image romantique de Simon-Mathurin Lanatara, dont on ne sait si le fondement est vrai, si bien que jusque dans les années 1880 nombre de critiques, de journalistes et d'historiens vont en faire l'archétype de "l'artiste bohême".
Vers 1770 - fusain sur papier bistre - 23,5 x 34 cm - n°inv.2016.1.1
En complicité avec le service Musée-Patrimoine de l’Agglo.